vendredi, 04 juillet 2008

Libre !

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Elle est libre ! C’est ce qui compte !
 
Certes, comme le dit Ségolène Royal, Sarkozy n’y est pour rien. Certes, c’est Alvaro Uribe, le président si contest(é)(able) de la Colombie qui a réussi à la faire sortir de sa détention. Certes, la Radio Suisse Romande évoque le versement d’une rançon. Certes, George Bush a été averti de l’opération et Sarkozy, non. Certes, le mécréant que je suis s’agace des remerciements d’Ingrid à Dieu et à la Vierge. Certes, Nicolas Sarkozy lance des promesses aux FARC qu’il ne tiendra pas (1).
 
Faut-il, pour autant, comme l’a fait Ségolène Royal, polémiquer sur cette libération tant attendue ? Si l’engagement de Nicolas Sarkozy a aidé Mélanie et Lorenzo Delloye à tenir le coup, tant mieux. Elle est libre ! Et c’est tout ce qui compte !
 
(1) Nicolas Sarkozy a promis aux FARC qui renonceraient à la lutte armée un asile en France. On se souvient que François Mitterrand avait fait la même promesse aux terroristes des Brigades Rouges. Or Nicolas Sarkozy et François Fillon ont décidé, il y a moins d’un mois, d’autoriser l’extradition de Marina Petrella vers l’Italie. Pourquoi en serait-il autrement pour les FARC ?

samedi, 07 juillet 2007

Le ridicule ne tue pas (hélas !)

Ségolène Royal vient d'annoncer que la Région Poitou-Charentes envisageait de reprendre la production d'Arret sur images, l'excellente émission de l'un peu moins excellent Daniel Schneidermann. Ainsi donc, il suffit que quelque chose n'aille plus pour que WonderSégo se précipite à la rescousse... Après avoir voulu sauver le PS moribond, voilà qu'elle veut récupérer les émissions de télévision supprimées des grilles de programmes. On en vient à attendre l'annonce du rachat des biscuits Lu abandonnés par Danone et la reprise en main de l'équipe de France de Rugby délaissée par Bernard Laporte.

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jeudi, 21 juin 2007

La honte !!!

Il fallait vraiment que ce soit Sarkozy en face pour qu'on ne regrette pas d'avoir voté Royal. Voilà que celle qui répudie son époux comme on limoge un Premier ministre nous dit, à l'inverse de Jospin, que son programme était socialiste mais qu'elle ne l'était pas. Quelle honte ! Quel mépris ! Quelle indécence ! Notons que cela ne peut que nous rassurer sur l'avenir. Cette femme ne peut plus décemment prétendre à la Présidence de la République. Comment faire confiance à une personne qui avoue sans vergogne n'avoir pas cru un traitre mot des propositions qu'elle avançait dans son programme ? Il faut dire que bien malin serait celui qui connaitrait la pensée profonde de cette dame. Rappelons que Ségolène Royal n'a jamais déposé la moindre contribution à un congrès socialiste. 

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Le Premier secrétaire du PS avait clamé haut et fort que le ou la candidat(e) à l'élection présidentielle serait la personne la plus à même d'incarner le projet socialiste. Et voilà que Ségolène Royal crache à la gueule de celles et ceux qui, pendant un an, ont contribué au débat qu'elle a soigneusement évité. Les militants seront bien inspirés, la prochaine fois, de se choisir un(e) candidat(e) non sur la foi des sondages mais sur ses propositions et ses idées. 

lundi, 18 juin 2007

Ca la fout mal... (3)

Ségolène Royal et François Hollande se séparent. L'annonce a été faite en pleine soirée électorale. Comme si les histoires de coucherie de telle ou tel revêtait une importance magistrale. Qu'ils règlent leurs problèmes entre-eux mais qu'ils arrêtent de nous prendre pour témoins de leurs affres conjugales. 

mardi, 15 mai 2007

Les dessous du débat

En quittant le plateau du débat télévisé qui l'opposait à Ségolène Royal, le 2 mai dernier, Nicolas Sarkozy aurait oublié de récupérer ses notes. C'est une certaine Cécilia S. qui les aurait retrouvées et, par inadvertance, mises en ligne. Ce document est un précieux témoignage sur la préparation d'un tel événement.
 
 
(Merci à E.J. pour cet envoi. Il s'agit bien évidemment d'humour).

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mardi, 08 mai 2007

Ce n'est qu'un début...

Se résigner, c'est accepter.

S'il faut à tout prix, et aujourd'hui plus que jamais, défendre la démocratie et, de fait, accepter le résultat des urnes, il ne faut pas se résigner à ce qui s'annonce pour les cinq années à venir.

Dans un mois, il y aura d'autres élections. Des législatives. Elles devront être le premier acte de résistance. Tant pis si les partis qui sont censés nous représenter n'ont rien compris de ce qui s'est passé ces dernières années. Tant pis si le (la) candidat(e) d'opposition dans notre circonscription ne nous agrée pas pleinement. Il faut absolument créer un contre-pouvoir. Quitte à bloquer le pays, direz-vous ? Mieux vaut ne pas avancer que reculer.

J'ai - pendant quinze ans - été membre du Parti socialiste. Je ne compte plus les couleuvres que j'ai avalées, digérées et - finalement - assimilées. Je me suis éloigné ce mouvement lorsque Ségolène Royal a été désignée candidate, estimant qu'avec elle le PS prenait une (troisième) voie qui ne me semblait pas aller dans le bon sens. Dimanche, j'ai voté pour elle sans état d'âme, ni regret. Elle ne me convenait pas, et alors ? Je ne vais pas chipoter parce que le steak est accompagné d'haricots verts alors que j'aurais voulu des frites, si l'alternative est l'huile de ricin.

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Aujourd’hui, il nous faut résister. Commençons par créer un contre-pouvoir à l’Assemblée. La reconstruction de la gauche viendra ensuite. Nous aurons cinq ans pour cela. Mais il faudra le faire. Vraiment. Ne pas nous réfugier derrière ces lâches et sempiternels arguments que sont « ce n’est pas le moment » ou « ne donnons pas l’impression de nous déchirer ». Cette reconstruction n’a pas eu lieu après le 21 avril 2002 et voilà où nous en sommes. Le PS a refusé de voir la réalité en face et a préféré croire que l’échec ne lui était pas imputable. L’argument officiel du PS était que l’élimination de Jospin s’expliquait par la présence de Christiane Taubira et de Jean-Pierre Chevènement au premier tour. Tous les deux ont soutenu Ségolène Royal en 2007 et se sont bien chargé de le faire savoir. Qu’est-ce que ça a changé ? Le Pen n’est pas au second tour mais ses idées sont au pouvoir. Beau progrès !  

Enfin, à tous ceux qui crient à l'exagération, rappelons qu'on ne croit au pire que lorsqu'il a sévi.


Vous, apprenez à voir, plutôt que de rester
Les yeux ronds. Agissez au lieu de bavarder.