samedi, 11 octobre 2008
Manifestation pour la défense de l'école publique
L’éducation est notre avenir : il ne doit pas se décider sans nous !
Notre pays a cette chance extraordinaire de disposer d’un grand service public laïque d’Education. Il traduit notre choix républicain d’une société où tous les citoyens vivent ensemble. Mais imagine-t-on ce que deviendrait ce principe, sans ce tour de force de l’accueil de tous les jeunes, sans distinction, réalisé quotidiennement par notre École ?
Cette Ecole publique, que nous aimons pour ses réussites incontestables, rencontre aussi des difficultés. C’est pourquoi nous souhaitons passionnément qu’elle évolue et se transforme pour s’acquitter vraiment de sa mission démocratique : faire réussir tous les jeunes, pas seulement les plus favorisés ou les plus « méritants ».
Pour nous, ce débat et cet effort concernent tous les citoyens car, à travers l’avenir de la jeunesse, c’est celui du pays qui se joue.
Or, en lieu et place de ce que devrait nécessiter cette grande cause nationale, rassemblant largement les citoyens, à quoi assistons-nous ? Au spectacle d’une politique gouvernementale qui, au-delà des habillages, ne voit dans l’Education qu’un moyen d’économiser. Plus que tout discours, la préparation du budget 2009 en est la démonstration : 13500 suppressions d’emplois programmées, soit, dans le cadre triennal dans lequel ce budget s’inscrit, plus de 40 000 postes promis à disparition sur les 3 ans, à rajouter aux 11 200 suppressions de cette année !
Tout n’est sans doute pas question que de postes en matière éducative, mais nous affirmons que rien ne pourra se faire dans cet acharnement d’un « toujours moins de postes » ! Rien ne pourra davantage se faire avec des réformes à marche forcée encore moins lorsqu’elles aboutissent à de vraies régressions. Rien ne pourra se faire non plus si l’Etat ne cesse de se désengager de ses missions, déléguant hors de l’école ce qu’elle doit assurer pour tous.
Aussi, nous poussons aujourd’hui un cri d’alerte : cette politique va détériorer sur le long terme le service public d’Education. Elle porte tous les ingrédients pour que se développe une école à deux vitesses dans une société minée par les injustices et les inégalités.
De ce projet, nous ne voulons pas ! Nous voulons une politique éducative ambitieuse faisant avancer notre Ecole publique en mettant au cœur la réussite de tous les jeunes. Nous voulons pour cela d’autres choix.
Nous en appelons à toutes celles et tous ceux qui pensent que l’Education est une richesse pour notre pays, que l’avenir se joue aujourd’hui, à toutes celles et tous ceux qui refusent que la politique suivie n’entraîne, pour de nombreuses années, le service public d’Education dans l’affaiblissement. Quelle place veut-on donner à l’Education dans notre pays ? Quel citoyen, quelle citoyenne, veut-on préparer ? Nous n’acceptons pas que la société découvre a posteriori qu’on aurait répondu à sa place, en catimini, à ces questions fondamentales !
Alors, mobilisons-nous ensemble, débattons, parlons, proposons, interpellons l’opinion, agissons sans attendre !
Rassemblons-nous tous dans une grande manifestation nationale le dimanche 19 octobre à Paris, à 12h Place d'Italie.
Les organisations à l’initiative de cet appel :
AFL - Cé - CEMEA - CRAP-Cahiers pédagogiques - FAEN - FCPE - FEP-CFDT - FERC-CGT - FGPEP - FIDL - Les FRANCAS - FSU - GFEN - ICEM-pédagogie Freinet - JPA - La Ligue de l’Enseignement - SGEN-CFDT - SUD Education - UNEF - UNL - UNSA Education
Les organisations qui soutiennent cet appel :
AEAT - AFPEN - AGEEM - AMUF - ANATEEP - APBG - APSES - APKHKSES - ATTAC France - CFDT - CGT - CNAJEP - CNAL - EEDF - FFMJC - FNAME - Bureau national FNAREN - FNDDEN - FNFR - FOEVEN - LDH - MRAP - PRISME - UDPPC - UFAL - UNSA
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mardi, 02 septembre 2008
Viré...
Dominique Rossi, coordonnateur des services de police et de gendarmerie en Corse, a été relevé de ses fonctions lundi 1er septembre. Que s’est-il donc passé pour que le gouvernement procède ainsi au remplacement d’un haut fonctionnaire, chargé d’une mission aussi sensible ? Y a-t-il eu une vague d’attentats sanglants ? Une paillotte incendiée ? Non. Rien qu’une petite manifestation gentillette.
Pour dénoncer l’octroi de permis de construire à des « non-corses », les indépendantistes ont investi pacifiquement une propriété appartenant à un continental. Le propriétaire étant absent, les manifestants se sont vu offrir des rafraichissements par le personnel de la maison, puis s’en sont retournés, sans faire le moindre dégât.
Hélas pour Dominique Rossi, cette propriété n’était autre que celle de l’acteur Christian Clavier, ami du Président de la République. Or, le flic avait été averti, par les renseignements généraux, de l’intention des nationalistes corses de manifester dans le coin (sans qu’il soit fait expressément mention de la villa cible). Il avait alors pris la décision de ne rien faire, l’intervention des forces de l’ordre ayant toutes les chances de faire dégénérer le rassemblement. Mieux valait, dans son esprit, une intrusion pacifique chez un particulier plutôt qu’une manifestation virant à l’affrontement. Mais le gouvernement ne l’a pas entendu de cette oreille là.
Interrogé par Europe1, le premier ministre, François Fillon, a déclaré que le gouvernement « décide des fonctions des hauts-fonctionnaires et ne rend pas compte sur ces questions ». En un mot, si la ministre de l’intérieur décide de muter qui elle veut parce que tel est son bon plaisir, il n’y a rien à redire…
17:55 Publié dans Information | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
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