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mardi, 30 juin 2009
Le p'tit roi Nicolas
En écoutant, avec ma femme et notre fils, Le Bon roi Dagobert, il m'est venu quelques paroles nouvelles que je vous livre ici, en attendant un article un peu plus sérieux.
Le p’tit roi Nicolas
Tentait de jouer du hautbois.
Sa jolie Doudou lui dit :
« Mon chouchou, cet instrument là
Est trop grand pour toi. »
« C’est vrai, lui dit Nico
Je n’sais jouer que du pipeau. »
Le p’tit roi Nicolas
Etait partout dans les médias.
Sa jolie Doudou lui dit :
« Mon chouchou, on voit trop ta tête
Faut que ça s’arrête. »
« C’est vrai, lui dit Nico
Vite passons à la radio. »
Le p’tit roi Nicolas
Cherchait des ministres de poids.
Sa jolie Doudou lui dit :
« Mon chouchou, va voir au PS
Ils en ont des caisses. »
« C’est vrai, lui dit Nico
Je leur ai pris tous leurs cageots. »
Le p’tit roi Nicolas
Rêvait de l’avion d’Obama.
Sa jolie Doudou lui dit :
« Mon chouchou, ne sois pas jaloux
T’as d’autres atouts. »
« C’est vrai, lui dit Nico
Obama n’a pas six cerveaux. »
Le p’tit roi Nicolas
Voulait mettre la France au pas.
Sa jolie Doudou lui dit :
« Mon chouchou, la colère gronde
Faut lâcher la bonde. »
« C’est vrai, lui dit Nico
Mettons un pit-bull à Beauvau. »
Le p’tit roi Nicolas
Ne lisait que Match et Gala.
Sa jolie Doudou lui dit :
« Mon chouchou, lis Sartre et Péguy
Qui lit se grandit. »
« C’est vrai, lui dit Nico
Et c’est moins lourd qu’un escabeau. »
Le p’tit roi Nicolas
Admirait Napoléon III.
Sa jolie Doudou lui dit :
« Mon chouchou, gare à la satire
Qui sapa l’Empire. »
« C’est vrai, lui dit Nico
Du Panthéon virons Hugo. »
Le p’tit roi Nicolas
Agissait à hue et à dia.
Sa jolie Doudou lui dit :
« Mon chouchou, parfois ta logique
Me laisse sceptique. »
« C’est vrai, lui dit Nico
Je suis pour le tout à l’égo. »
13:37 Publié dans Humour | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
| Tags : bon roi dagobert, nicolas |
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mercredi, 24 juin 2009
Remaniement
Claude GUEANT, Secrétaire général de l’Elysée à donc annoncé, dès mardi soir, la composition du nouveau gouvernement, à savoir :
M. Jean-Louis BORLOO : ministre d’Etat, ministre de l’écologie, de l’énergie, du développement durable et de la mer, en charge des technologies vertes et des négociations sur le climat ;
Mme Michèle ALLIOT-MARIE : ministre d’Etat garde des sceaux, ministre de la justice et des libertés ;
M. Brice HORTEFEUX : ministre de l’intérieur, de l’outre-mer et des collectivités territoriales ;
M. Xavier DARCOS : ministre du travail, des relations sociales, de la famille et de la solidarité ;
M. Eric WOERTH : ministre du budget, des comptes publics, de la fonction publique et de la réforme de l’Etat ;
M. Luc CHATEL : ministre de l’éducation nationale, porte-parole du Gouvernement ;
M. Bruno LE MAIRE : ministre de l’alimentation, de l’agriculture et de la pêche ;
M. Frédéric MITTERRAND : ministre de la culture et de la communication ;
M. Michel MERCIER : ministre de l’espace rural et de l’aménagement du territoire ;
M. Henri de RAINCOURT : ministre auprès du Premier ministre, chargé des relations avec le Parlement ;
M. Christian ESTROSI : ministre auprès de la ministre de l’économie, de l’industrie et de l’emploi, chargé de l’industrie ;
Mme Valérie LETARD : secrétaire d’Etat auprès du ministre d’Etat, ministre de l’écologie et du développement durable ;
M. Jean-Marie BOCKEL : secrétaire d’Etat auprès du ministre de la justice et des libertés ;
M. Hervé NOVELLI : secrétaire d’Etat chargé du commerce, de l’artisanat, des petites et moyennes entreprises, du tourisme, des services et de la consommation, auprès de la ministre de l’économie, de l’industrie et de l’emploi ;
Mme Rama YADE : secrétaire d’Etat chargée des sports, auprès de la ministre de la santé et des sports ;
M. Hubert FALCO : secrétaire d’Etat à la défense et aux anciens combattants, auprès du ministre de la défense ;
Mme Nadine MORANO : secrétaire d’Etat chargée de la famille et de la solidarité, auprès du ministre du ministre du travail, des relations sociales, de la famille et de la solidarité ;
M. Pierre LELLOUCHE : secrétaire d’Etat chargé des affaires européennes, auprès du ministre des affaires étrangères et européennes ;
Mme Nora BERRA : secrétaire d’Etat chargée des aînés, auprès du ministre du travail, des relations sociales, de la famille et de la solidarité ;
M. Benoist APPARU : secrétaire d’Etat, chargé du logement et de l’urbanisme, auprès du ministre d’Etat, ministre de l’écologie et du développement durable ;
Mme Marie-Luce PENCHARD : secrétaire d’Etat chargée de l’outre-mer, auprès du ministre de l’intérieur, de l’outre-mer et des collectivités territoriales.
M. Christian BLANC : secrétaire d’Etat chargé du développement de la région capitale auprès du Premier ministre.
Claude GUEANT a également annoncé la confirmation dans leurs fonctions de :
M. Bernard KOUCHNER : ministre des affaires étrangères et européennes
Mme Christine LAGARDE : ministre de l’économie, de l’industrie et de l’emploi
M. Patrick DEVEDJIAN : ministre auprès du Premier ministre chargé de la mise en œuvre du plan de relance
Mme Valérie PECRESSE : ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche
M. Hervé MORIN : ministre de la défense
Mme Roselyne BACHELOT-NARQUIN : ministre de la santé et des sports
M. Eric BESSON : ministre de l’immigration, de l’intégration, de l’identité nationale et du développement solidaire
M. Laurent WAUQUIEZ : secrétaire d’Etat chargé de l’emploi auprès de la ministre de l’économie, de l’industrie et de l’emploi
Mme Nathalie KOSCIUSKO-MORIZET : secrétaire d’Etat chargée de la prospective et du développement de l’économie numérique auprès du Premier ministre
M. Dominique BUSSEREAU : secrétaire d’Etat chargé des transports auprès du ministre d’Etat, ministre de l’écologie, de l’énergie, du développement durable et de la mer
Mme Fadela AMARA : secrétaire d'Etat chargée de la politique de la ville, auprès du ministre du travail, des relations sociales, de la famille, et de la solidarité
M. Alain MARLEIX : secrétaire d'Etat à l'intérieur et aux collectivités territoriales, auprès de la ministre de l'intérieur, de l'outre-mer et des collectivités territoriales
Mme Anne-Marie IDRAC : secrétaire d'Etat chargée du commerce extérieur, auprès de la ministre de l'économie, de l'industrie et de l'emploi
M. Alain JOYANDET : secrétaire d'Etat chargé de la coopération et de la francophonie, auprès du ministre des affaires étrangères et européennes
Mme Chantal JOUANNO : secrétaire d'Etat chargée de l'écologie, auprès du ministre d'Etat, ministre de l'écologie, de l'énergie, du développement durable et de la mer
M. Martin HIRSCH : haut commissaire aux solidarités actives contre la pauvreté, haut commissaire à la jeunesse
En termes de statistiques :
On notera donc le départ de 8 membres du gouvernement (Christine ALBANEL, Michel BARNIER, Christine BOUTIN, Rachida DATI, Yves JEGO, Roger KAROUTCHI, Bernard LAPORTE et André SANTINI) tandis que 8 nouvelles personnalités font leur entrée (Benoist APPARU, Nora BERRA, Christian ESTROSI, Pierre LELLOUCHE, Michel MERCIER, Frédéric MITTERRAND, Marie-Luce PENCHARD et Henri de RAINCOURT).
Nicolas SARKOZY s'était engagé à limiter à 15 le nombre de ministres, ils sont donc désormais 18 (soit 20% de plus qu'annoncé).
Le Chef de l'Etat français avait fait savoir qu'il comptait bien avoir un gouvernement paritaire : celui-ci compte 25 hommes pour 13 femmes (soit pratiquement deux fois moins), sans compter le Premier ministre.
Enfin, le Président de la République avait indiqué que tous les ministres élus au Parlement européen siégeraient. Si Michel BARNIER et Rachida DATI ont bien quitté leurs fonctions ministérielles, on constate que Brice HORTEFEUX reste au gouvernement et que Nora BERRA, élue sur la liste UMP du Sud-Est, y fait son entrée.
11:50 Publié dans Information | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
| Tags : remaniement, gouvernement, fillon |
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mardi, 23 juin 2009
Tout ça pour ça…
Eh bah… Ca valait le coup ! La réforme de la Constitution voulue expressément par le Chef de l’Etat français pour lui permettre de s’exprimer devant le Parlement réuni en Congrès était supposée créer un « dialogue » absolument indispensable à la démocratie. On allait voir ce qu’on allait voir. Et on a vu. Qu’a-t-on vu ? Euh… Bah… Hmmpff…
Pendant 45 minutes, Nicolas Sarkozy a débité toute une série de « bonnes intentions » sans rien annoncer de concret, si ce n’est la souscription d’un emprunt national. Un endettement supplémentaire pour combler la dette. Bien vu. Où va-t-il chercher tout ça ? Dans les inepties idées avancées par Bernard Accoyer (cf. mon billet ...ça ose tout, du 13 octobre 2008).
Que peut-on retirer d’autre de ce discours ? Le gouvernement va être remanié demain, mais ça, on le savait. La France va investir dans 125.733 priorités. Bon ! Il faut dire qu’avec tout l’argent que va rapporter l’emprunt, il y aura de quoi faire. La réforme des retraites sera engagée en 2010. Ah, bon ? Je croyais que François Fillon avait tout réglé en 2003. M’enfin bon, il faut bien faire passer la « retraite à 67 ans »… Quoi d’autre ? Ah, si… Il ne faut pas que les Français s’attendent à tirer le moindre bénéfice de la sortie de crise. Sarkozy l’a dit, il n’y aura pas de partage des fruits de la croissance. Tout ira au remboursement de la dette. On ne s’attendait pas à autre chose de sa part, mais au moins c’est dit !
Non, non… J’ai beau chercher, ce long monologue de trois quarts d’heure ne nous a pas appris grand-chose. Même Denis Jeambar, pourtant peu soupçonnable de collusion avec l’ultra-gauche, estimait que ce discours n’avait pas mobilisé les troupes, même celles de droite. Même Jean-Louis Borloo estimait qu’il s’agissait d’un « discours de diagnostic ». C'est-à-dire, « pas un discours de prospective ».
Même le Chef de l’Etat français semblait mal à l’aise. Il suait à grosses gouttes, s’essuyait le front toutes les trente secondes d’un très élégant revers de l’index. Il avait les yeux rivés sur son discours, comme ma scrabbleuse de grand-mère quand elle cherche une définition dans le dictionnaire.
Quand je pense que certains osent dire que Sarkozy, c’est beaucoup de bruit pour rien…
PS : Je me suis quand même bien amusé, après le départ de Sarko, à écouter les interventions des parlementaires à la tribune. Sur six intervenants, trois sont candidats déclarés à un portefeuille ministériel (François Sauvadet, Michel Mercier, Henri de Raincourt). Il fallait les voir cirer les talonnettes du Président. C’était risible. Notamment quand François Sauvadet a voulu fustiger l’indignité du Parti socialiste pour sa décision de quitter l’hémicycle. Un mouvement de caméra idoine a montré que les travées étaient désertes, tout autant à droite qu’à gauche. J’en ai même fait une copie d’écran pour vous.
11:08 Publié dans Information | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
| Tags : réforme, constitution, sarkozy, emprunt national, gouvernement, retraite, discours |
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