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jeudi, 12 février 2009

Après les médias, les médiateurs...

Décidément, Nicolas SARKOZY gouverne d’une manière bien étrange. Depuis quelques temps, alors que la colère gronde dans de nombreuses catégories de la population pour dénoncer des réformes mises en place autoritairement, sans aucune négociation avec les partenaires sociaux, on voit apparaitre une nouvelle catégorie de personnages : les médiateurs.

Sans titre.JPGTrois ministres voient donc leurs prérogatives encadrées par des « personnalités qualifiées », afin de résoudre des problèmes que le gouvernement est incapable de régler, terrible et implacable aveu d’incompétence et d’inaptitude :

- Xavier DARCOS, qui défend bec et ongles sa réforme du lycée (imposée par SARKOZY, lequel lâche aujourd’hui son ministre avec ce courage qui le caractérise si bien et qu’il clame haut et fort), est désormais cornaqué par Richard DESCOINGS, Directeur de Sciences Po Paris ;

- Valérie PECRESSE, dont la réforme universitaire est loin de faire l’unanimité, a demandé le secours de Claire BAZY-MALAURIE, Présidente de Chambre à la Cour des Comptes ;

- Enfin, dernier en date, Yves JEGO a dû se faire accompagner en Guadeloupe par deux médiateurs, à savoir Jean BESSIERE, Directeur général adjoint du Travail, et Serge LOPEZ, Directeur du Travail d’Aquitaine.

Voilà donc la méthode SARKO, la rupture promise. On ne négocie pas, on impose, on contraint, et si la populace ne se laisse pas faire, on recule. Mais il ne faut surtout pas perdre la face, alors on joue les conciliants, on s’adjoint un médiateur chargé de prendre sur lui la responsabilité de la marche arrière. Comme cela, devant les troupes et les élus de l’UMP, on peut toujours parader en prétendant tenir bon. Si le lest est jeté, ce n’est pas par le gouvernement : c’est le résultat de la médiation.

C’est une bien belle leçon de courage politique que nous donne le gouvernement…

Commentaires

Très bonne analyse de la méthode Sarkosy, il met la France sous sa tutelle et ne prend pas ses responsabilités quand il s'agit d'encaisser les mauvais résultats de sa politique. Il n'y a plus un seul fusible en la personne du premier ministre, mais des fusibles, de façon à pouvoir dire "moi je" j'irai jusqu'au bout... peut-être pas Mr Sarkozy !

Ecrit par : stef | jeudi, 12 février 2009

Apparemment, M. Descoings aurait proposé de faire financer en partie les lycées par les entreprises...
Je me demande si on ne va pas regretter la réforme version 1.0...

Ecrit par : Thomas Corneille | lundi, 16 février 2009

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