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mercredi, 29 octobre 2008

Autocensure

Et voilà, il fallait bien que ça arrive un jour...

J'avoue que je n'en suis pas très fier mais - que voulez-vous ? - j'ai une femme, un enfant, les traites d'une maison à payer...

J'ai donc craqué. J'ai eu peur, désolé. Bonjour le résistant !

Je me suis autocensuré. Eh oui ! Les quelques personnes qui viennent régulièrement sur mon blog auront pu constater que j'ai modifié le titre de mon précédent billet. Certes, celui-ci reprenait une réplique cinématographique célèbre, tirée d'un film dont le caractère comique ne fait aucun doute pour personne. Cependant, la France a désormais un Président de la République américanolâtre. Au-delà de ce que ça implique en termes de politique étrangère (mais qui se soucie encore, de nos jours, de politique ?), cela se traduit par un développement exponentiel des procédures judiciaires intentées par le Chef de l’Etat. Nicolas Sarkozy aime ester. En 18 mois de présidence, ce dernier a porté plainte six fois, soit une procédure par trimestre. A ce rythme là, François Mitterrand aurait engagé 56 procès. Entre l’affaire du SMS à Cécilia, celle des carnets d’Yves Bertrand, en passant par la poupée vaudou, l’ancien avocat Sarkozy ne semble pas faire preuve de la même patience ni de la même distance que ses prédécesseurs.

Rien d’étonnant, donc, à ce que les tribunaux se remplissent de procès en diffamation, en injures publiques, en atteinte au droit à l’image… L’exemple vient de haut.

Ainsi, le journaliste et blogueur Olivier Bonnet - Plume de presse -, est poursuivi par un magistrat pour « injures publiques envers un fonctionnaire public ». Je voulais simplement, par ce petit billet, lui apporter mon soutien inconditionnel. En espérant que je ne serai pas poursuivi pour complicité...

lundi, 13 octobre 2008

...ça ose tout...

L'Etat a des problèmes de fin de mois, comme (presque) tout le monde. Mais plutôt que de revenir sur le bouclier fiscal qui fait perdre 15 milliards d'euros au budget national au profit des plus riches, la droite cherche ailleurs de quelle manière se renflouer. Après que le gouvernement a eu l'excellente idée de piquer près de 600 millions aux chômeurs et aux handicapés (1), voilà que c'est au tour de Bernard Accoyer d'émettre une idée de génie.

Sans titre.PNG
Le Président de l'Assemblée nationale, qui a une réponse pour chaque problème, a proposé, sans rire, de récupérer de l'argent en organisant un "emprunt d'Etat".
Problème : les Français sont fauchés. L'Etat ne va donc pas gagner grand chose.
Solution d'Accoyer : il faut s'adresser aux Français les plus riches.
Problème : ceux-ci n'ont pas leur argent en France. C'est même pour cela que le bouclier fiscal avait été inventé, parait-il, pour faire revenir dans l'hexagone les capitaux de ceux qui ont une "baraque aux Bahamas" (2). On en a vu le succès.
Solution d'Accoyer : il suffit de les faire revenir en France.
Problème : ils n'ont aucun intérêt à revenir, car la fuite des capitaux à l'étranger n'a jamais eu d'autre but que de gruger le fisc. Et le fisc aime rarement se faire avoir. Il a la rancune tenace, le fisc.
Solution d'Accoyer : il faut amnistier les fraudeurs. Comme ça ils reviendront en France et pourront souscrire à l'emprunt d'Etat proposé par Bernard Accoyer.
En un mot : plus vous êtes riches, plus vous fraudez le fisc pour payer le moins possible d'impôts, moins vous serez poursuivis et mieux vous serez accueillis en France.
Il y a vraiment des gens qui n'ont aucune pudeur.


(2) Copyright Melody

 

samedi, 11 octobre 2008

Manifestation pour la défense de l'école publique

L’éducation est notre avenir : il ne doit pas se décider sans nous !logo_moyen.jpg

Notre pays a cette chance extraordinaire de disposer d’un grand service public laïque d’Education. Il traduit notre choix républicain d’une société où tous les citoyens vivent ensemble. Mais imagine-t-on ce que deviendrait ce principe, sans ce tour de force de l’accueil de tous les jeunes, sans distinction, réalisé quotidiennement par notre École ?

Cette Ecole publique, que nous aimons pour ses réussites incontestables, rencontre aussi des difficultés. C’est pourquoi nous souhaitons passionnément qu’elle évolue et se transforme pour s’acquitter vraiment de sa mission démocratique : faire réussir tous les jeunes, pas seulement les plus favorisés ou les plus « méritants ».

Pour nous, ce débat et cet effort concernent tous les citoyens car, à travers l’avenir de la jeunesse, c’est celui du pays qui se joue.

Or, en lieu et place de ce que devrait nécessiter cette grande cause nationale, rassemblant largement les citoyens, à quoi assistons-nous ? Au spectacle d’une politique gouvernementale qui, au-delà des habillages, ne voit dans l’Education qu’un moyen d’économiser. Plus que tout discours, la préparation du budget 2009 en est la démonstration : 13500 suppressions d’emplois programmées, soit, dans le cadre triennal dans lequel ce budget s’inscrit, plus de 40 000 postes promis à disparition sur les 3 ans, à rajouter aux 11 200 suppressions de cette année !

Tout n’est sans doute pas question que de postes en matière éducative, mais nous affirmons que rien ne pourra se faire dans cet acharnement d’un « toujours moins de postes » ! Rien ne pourra davantage se faire avec des réformes à marche forcée encore moins lorsqu’elles aboutissent à de vraies régressions. Rien ne pourra se faire non plus si l’Etat ne cesse de se désengager de ses missions, déléguant hors de l’école ce qu’elle doit assurer pour tous.

Aussi, nous poussons aujourd’hui un cri d’alerte : cette politique va détériorer sur le long terme le service public d’Education. Elle porte tous les ingrédients pour que se développe une école à deux vitesses dans une société minée par les injustices et les inégalités.

De ce projet, nous ne voulons pas ! Nous voulons une politique éducative ambitieuse faisant avancer notre Ecole publique en mettant au cœur la réussite de tous les jeunes. Nous voulons pour cela d’autres choix.
Nous en appelons à toutes celles et tous ceux qui pensent que l’Education est une richesse pour notre pays, que l’avenir se joue aujourd’hui, à toutes celles et tous ceux qui refusent que la politique suivie n’entraîne, pour de nombreuses années, le service public d’Education dans l’affaiblissement. Quelle place veut-on donner à l’Education dans notre pays ? Quel citoyen, quelle citoyenne, veut-on préparer ? Nous n’acceptons pas que la société découvre a posteriori qu’on aurait répondu à sa place, en catimini, à ces questions fondamentales !

Alors, mobilisons-nous ensemble, débattons, parlons, proposons, interpellons l’opinion, agissons sans attendre !

Rassemblons-nous tous dans une grande manifestation nationale le dimanche 19 octobre à Paris, à 12h Place d'Italie.


Les organisations à l’initiative de cet appel :
AFL - Cé - CEMEA - CRAP-Cahiers pédagogiques - FAEN - FCPE - FEP-CFDT - FERC-CGT - FGPEP - FIDL - Les FRANCAS - FSU - GFEN - ICEM-pédagogie Freinet - JPA - La Ligue de l’Enseignement - SGEN-CFDT - SUD Education - UNEF - UNL - UNSA Education


Les organisations qui soutiennent cet appel :
AEAT - AFPEN - AGEEM - AMUF - ANATEEP - APBG - APSES - APKHKSES - ATTAC France - CFDT - CGT - CNAJEP - CNAL - EEDF - FFMJC - FNAME - Bureau national FNAREN - FNDDEN - FNFR - FOEVEN - LDH - MRAP - PRISME - UDPPC - UFAL - UNSA

11:38 Publié dans Information | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : manifestation, défense, école publique | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

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