mardi, 04 mars 2008

Ne nous y trompons pas...

Les 9 et 16 mars prochains, c'est-à-dire dans 5 et 12 jours, nous allons voter pour les élections municipales et cantonales. Après avoir, dans un premier temps, décidé de s’investir pleinement dans la campagne électorale, Nicolas Sarkozy a finalement décidé de n’en rien faire. On lui a effectivement fait comprendre que son implication pouvait avoir des effets désastreux sur les résultats. Moins d’un an après son élection, Nicolas Sarkozy est déjà devenu un épouvantail à électeurs. Le Président « qui en a », comme il aime à se définir lui-même, a donc renoncé à s’impliquer, non pas pour sauver quelques municipalités, mais histoire de ne pas se prendre en pleine face le camouflet que de plus en plus d’électeurs rêvent de lui adresser.
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Nombreux sont les candidats de droite qui n’affichent même plus leur appartenance à l’UMP et qui s’efforcent à faire comprendre aux électeurs que les élections municipales et cantonales doivent répondre à des enjeux exclusivement locaux. Pas question – disent-ils – de prendre en considération la moindre problématique nationale. Il ne s’agit pas, selon eux, d’apporter un soutien ou un avertissement à la politique présidentielle. Permettez-moi, pourtant, d’être en total désaccord avec cette argumentation.
En effet, les deux prochains dimanches, nous n’allons seulement élire des conseillers municipaux et généraux. La Constitution de la Ve République, que le Président de la République se refuse à modifier autrement que pour faire admettre le principe de la non-rétroactivité des lois (1), prévoit en effet que ces élus locaux sont également des grands électeurs. Ce sont principalement les maires et les conseillers généraux qui ont entre leurs mains la majorité politique du Sénat, l’une des deux chambres parlementaires chargées d’enreg… de voter les lois proposées par le gouvernement.

(1) On y reviendra prochainement. 

Repentance

Ah, qu’il est difficile d’être à la fois père, époux, salarié et bloggeur. Mon ami Christophe H. m’en a fait la réflexion alors que lui-même connaissait, pour la troisième fois, le bonheur de la paternité (1) : Résistons a du mal à suivre le rythme. Pourtant, il y a bien des choses à dire. Combien d’articles ai-je commencé à rédiger sans avoir le temps de les achever ? Cependant, lorsque le Président de la République nous harcelle médiatiquement avec ses frasques conjugales ou insulte publiquement les personnes qui refusent de lui serrer la main (2), qu’est-il besoin d’ajouter ? Lorsque la Directrice de cabinet de ce même individu prétend que les sectes ne sont pas un problème en France, cela met bien en lumière mes propos sur la réforme de la loi de 1905. Quoi qu’il en soit, je vous demande pardon pour tous ces articles non publiés qui auraient mérité de l’être. Je ferai des efforts. Promis !

(1)   Bienvenue au petit T.H., dont la naissance ravit les cœurs et dont la beauté enchante les yeux.

(2)   Je n’ose imaginer ce qu’il a pu dire à Angela Merkel qui se plaint de ses continuelles tapes dans le dos

mercredi, 13 février 2008

Tel père, tel fils...

Non, je ne parle pas de Jean Sarkozy, qui a bien retenu les leçons de papa sur l'art et la manière de planter les poignards dans le dos de ses "amis". Je parlerai simplement de mon fils, à moi. Mon Ulysse. Né il y a quelques jours à peine, il est déjà prêt pour la lutte, le poing gauche levé, rêvant avec force d'un monde plein de sagesse et de beauté.
Bienvenue, mon petit chéri. Et bon vent, mon Ulysse... 
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dimanche, 27 janvier 2008

ATTENTION, DANGER !!!

On croyait que Sarkozy, à la différence de ses prédécesseurs, n’était pas très doué en Histoire de France. Finalement, ce n’est pas vraiment le cas. L’Histoire, Sarko la méprise. Plus exactement, il méprise cette période qui a commencé avec 1789. Sarkozy ne veut pas être Président de la République, il veut être Roi de France. Certes, il est de tradition de considérer que l’occupant de l’Elysée se comporte, une fois élu, en « monarque républicain ». Que n’a-t-on pas dit de Giscard et de Mitterrand ? Cependant, Sarkozy ne se contente pas de régner sur quelques courtisans élyséens. Il essaie de rétablir, en France, tous les codes de l’Ancien Régime :

  1. Le Président habite à Versailles, même si la Lanterne a remplacé le Château.
  2. Le Président s’exhibe, vivant dans le faste et le luxe, même si Bolloré a remplacé Condé, et les dîners au Fouquet’s les fêtes somptuaires. (1)
  3. Le Président n’a pas de favorite, mais il change de femme selon son bon plaisir.
  4. Le Président augmente son salaire alors que caisses sont vides.

Mais surtout, il y a plus grave. Sarkozy a déclaré, devant les plus hautes autorités vaticanes, que « dans la transmission des valeurs et dans l’apprentissage de la différence entre le bien et le mal, l’instituteur ne pourra jamais remplacer le pasteur ou le curé. (2)» Lorsque l’on sait la place que l’Eglise catholique a eue dans l’Ancien Régime et celle que les instituteurs ont prise dans la construction de la République, on voit bien de quel côté penche le cœur du Président. Les électeurs lui ont confié la gouvernance de la France. Il est le gardien des institutions, pas le patron. Si Nicolas Sarkozy semble l’avoir oublié, veillons, nous, à le lui rappeler. La France n'est plus la fille ainée de l'Eglise et n'a aucune intention de le redevenir.

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Lorsqu’il était ministre de l’Intérieur, Sarko voulait « toiletter » la loi de 1905 sur la séparation de l’Eglise et de l’Etat. Cela avait provoqué un tollé, d’autant que le ministre avait reçu, en 2004, son ami Tom Cruise, fanatique porte-parole de la Scientologie. Car au-delà de la peur que provoque ce genre de projets dans la tête d’un laïc comme moi, la question de la reconnaissance de certaines sectes comme mouvements religieux pose particulièrement problème. Pour Nicolas Sarkozy, qui écrivait que « pour fondamentale qu’elle soit, la question sociale n’est pas aussi consubstantielle à l’existence humaine que la question spirituelle (3) », la religion, ferment de l’espérance, est la base même de l’existence. Pour lui, un athée est quelqu’un qui n’a pas d’espoir, pas de salut possible. De là à dire qu’il n’a pas de vie, donc pas à vivre…

Même Jacques et Bernadette Chirac, dont on connait la ferveur religieuse, n’ont jamais confondu leur foi avec la vérité révélée. Rappelons tout de même à Sarkozy, qui est passé deux fois devant le juge aux affaires familiales, que les divorcés ne sont pas les bienvenus dans la religion catholique. Par ailleurs, à l’heure où l’on parle de l’entrée d’Alain Bauer, ancien Grand Maître du Grand Orient de France, dans le gouvernement, signalons simplement au Président que ce monsieur, de par son appartenance à la franc-maçonnerie, est « excommunié ». Dans l’Ancien Régime, ce dernier n’aurait pu avoir aucun contact avec un catholique.   

Mais peut-etre que la religion catholique n'est pas ce qui a la faveur de Nicolas Sarkozy. Peut-etre flatte-t-il le plus grand nombre, pour favoriser quelques lobbyistes sectaires dont il se sentirait plus proche ?  

 

(1) Quand on connait un peu l’Histoire de France, il est amusant de constater que le choix de Sarkozy s’est porté sur un restaurant portant le nom de Fouquet. Prénommé Nicolas, Fouquet a d’abord été porté à épouser la carrière ecclésiastique avant de devenir avocat. Sa devise était Quo non ascendent ? (Jusqu’où ne montera-t-il pas ?). Chargé de la police à Grenoble, il devient ensuite surintendant des Finances. Il a été disgracié pour n’avoir pas su gérer les finances et pour avoir bafoué le souverain en donnant des fêtes extravagantes. Rappelons que pour la République française, le souverain n’est autre que le peuple.

(2) Cf. Le Canard enchainé du 23 janvier 2008

(3) Nicolas Sarkozy, La République, les religions, l'espérance, Cerf, 2004.

jeudi, 24 janvier 2008

Troubles du comportement

De Serge Hefez, dans Libération, cet article très intéressant qui ne nécessite pas de commentaire superflu de ma part.
 
Sarkoze obsessionnelle - Serge Hefez, psychiatre.
Libération, jeudi 24 janvier 2008

«C’est devenu une véritable obsession, je lis tout ce qui le concerne, j’achète tous les ouvrages qui parlent de lui, et même les biographies de Cécilia», me révèle une patiente. Et un autre de me confier : «Cet homme envahit mes pensées, dès qu’on parle d’autre chose entre amis, je ramène toujours la conversation sur lui, j’essaie désespérément de comprendre ce qu’il a dans la tête.» A un autre moment de la journée : «J’ai su depuis le début qu’il avait un problème de quéquette, il est largement en train de me donner raison.» Sans parler des rêves innombrables où notre Président, triomphant ou démoniaque, pénètre les recoins les plus profonds de l’âme de mes patients.

f50c2d072d0caa17d60da577651272b7.jpgFace à ce déferlement fantasmatique, je m’étonne que le DSM, classification internationale des troubles mentaux, n’ait pas encore ajouté à ses innombrables taxinomies, ces nouvelles maladies de l’âme que sont la sarkomanie, la sarkophobie, la sarkonoïa ou la sarkophrénie. Comment opère ce diable d’homme pour encombrer ainsi l’imaginaire au point de générer, chez la plupart de nos concitoyens, une sarkose obsessionnelle aux effets délétères ? Certes, il est omniprésent. Certes, il fait tout pour capter notre attention et saturer nos sens. Il fait surgir un lapin pour dissimuler une colombe, subtilise au pouvoir d’achat une politique de civilisation, escamote une Cécilia pour son double rajeuni de vingt ans. Certes il exhibe son bon plaisir et nous rappelle que le pouvoir ça fait jouir, sur tous les plans et dans toutes les positions. Qu’un mâle exultant sur le trône de ses conquêtes fasse fantasmer les foules n’a rien de surprenant. Mais qu’un homme utilise à ce point son mandat pour le convertir en jubilé ininterrompu, en ivresse de lui-même, en stimulant pour mieux désirer et être désiré commence à susciter un réel malaise. Car ce narcissisme qu’il exhibe à son paroxysme nous est très familier. Dans cette révolution des valeurs, notre référent ultime est devenu la figure de l’Individu tout-puissant, contenant en lui-même l’humanité entière, incarnation de l’autonomie absolue. Ne pas prendre en compte la dimension sociale du narcissisme nous mènerait à ignorer ce qui abonde dans la vie quotidienne : terreur de la dépendance à autrui associée à une angoisse de la solitude, immense rage réprimée et désirs oraux impétueux et insatisfaits. Et qui s’associe à des traits caractéristiques de la société contemporaine comme la peur intense de vieillir, la perception différente du temps, la fascination de la célébrité, la crainte et l’exaltation de la compétition. Bien sûr, les hommes ont toujours été égocentriques, et il ne sert à rien d’affubler cela du masque de la psychiatrie. Disons que la logique individualiste fait le lit d’une propension narcissique propre à chacun.

Freud nous a depuis longtemps appris à distinguer les aspects positifs du narcissisme (que nous nommons aujourd’hui «estime de soi») de l’obsession de soi qui porte en elle les germes de sa propre destruction. Dans la légende, Narcisse pleure quand il prend conscience qu’il est lui-même l’objet de son amour. Il veut alors se séparer de sa propre personne et se frappe jusqu’au sang avant de dire adieu au miroir fatal et de rendre l’âme. Que Carla succède à Cécilia, qu’elle soit elle-même une bête de spectacle, une croqueuse de stars, qu’ils se redorent réciproquement leurs blasons n’y change rien : c’est l’homme Sarkozy qui occupe la scène, c’est l’individu président qui nous envahit sur un tempo obsédant. Au nom d’une modernité, d’une efficacité et d’une authenticité affranchies des codes et des rituels désuets du pouvoir, c’est la fonction de représentation du pays qui se réduit à l’incarnation d’un destin personnel, c’est le bien commun et collectif qui se dissout dans un individualisme démonstratif et conquérant. Mais il est avant tout une dimension du narcissisme qui fascine car elle est tapie au plus profond de nous, un narcissisme de mort qui tend à notre propre anéantissement.
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Les narcissiques sont des sujets blessés, précisément carencés du point de vue de l’estime d’eux-mêmes du fait de déceptions précoces. Qui leur reste-t-il à aimer sinon eux-mêmes ? Ils ont alors le souci d’être non seulement un, mais unique, sans plus d’ancêtre que de successeur. Le narcissisme pathologique est celui d’un individu soucieux de contrôler les impressions qu’il donne à autrui, avide d’admiration mais méprisant ceux qu’il parvient à manipuler, insatiable d’aventures affectives pouvant combler son vide intérieur, obsédé par son propre vieillissement. En dépit de sa souffrance, il évolue avec succès dans les institutions bureaucratiques qui encouragent la manipulation des relations interpersonnelles et découragent la formation de liens profonds. Le narcissisme est bien plus qu’un terme métaphorique pour désigner une obsession de soi ; c’est une formation psychique dans laquelle l’amour rejeté se retourne contre le moi sous forme de haine.

Chacun semble aujourd’hui prendre conscience que la machine s’emballe ; chacun guette l’accélération des tics de «Cheval fougueux», soupèse l’éventualité d’une explosion en plein vol. L’activisme forcené de notre Président, en virant à une gesticulation de plus en plus vidée de sa substance et de sa vérité, semble à présent mettre en scène, sous nos yeux ébahis, le spectacle de son autodestruction.

 

Merci à Melody pour cet envoi. 

samedi, 19 janvier 2008

Comparer pour mieux consommer...

Comme je n'ai pas beaucoup de temps en ce moment pour écrire sur ce blog (et croyez bien que ça me démange), je me contente d'une petite brève... Avec un Président qui se prend pour un "people", il est important de savoir où en est son image... Et force est de constater que depuis trente ans, seul Chirac, dans son premier mandat, après 8 mois d'exercice du pouvoir, a connu une cote de popularité inférieure. il faut dire qu'il avait, dans cette période, viré les jupettes et repris les essais nucléaires à Mururoa le jour du 50e anniversaire d'Hiroshima.

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 Sources : TNS-Sofres. A noter que les sondages d'opinion ont commencé à être réalisés en 1978. Il n'y a donc pas de chiffres pour les 8 premiers mois des mandats de V. Giscard d'Estaing et de ses prédécesseurs.

mardi, 18 décembre 2007

Pourquoi travailler plus... ?

Certes, j'aurais pu passer des heures à écrire une note personnelle. Cependant, à quoi bon vouloir à tout prix se distinguer quand ma chère Melody publie mot pour mot ce que j'aurais aimé écrire. Je ne peux donc que mettre un lien sur son article. Mon opinion y est.

L'article de Melody

vendredi, 07 décembre 2007

Pétition pour le Méliès

Certes, le fait que dénonce cette pétition n'est pas lié à la politique gouvernementale ou présidentielle. Il est cependant le symbole de ce désir d'hégémonie qu'offre la puissance et le fric. La "concurrence libre et non faussée" a parfois ses limites. Ainsi, un cinéma d'art et d'essai de grande qualité est attaqué par UGC et MK2 qui veulent interdire son extension. Quand on sait que ces industriels du cinéma ouvrent des complexes de 20, 30 salles, pour y présenter des films commerciaux qui leur rapporteront un maximum d'argent, on rigole (pour ne pas pleurer) de les voir s'en prendre à un cinéma municipal qui souhaite simplement offrir au public trois écrans supplémentaires. Quand UGC et MK2 auront la même programmation que le Méliès, le cinéma se portera mieux... 
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Contre les recours en justice déposés cet été par UGC et MK2 pour barrer la route au projet d'extension du cinéma Georges Méliès, cinéma municipal, classé Art & Essai, à Montreuil.
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L'association Renc'Art au Méliès, dont le but, selon ses statuts, est de « contribuer à promouvoir un cinéma de qualité et de réflexion, source de connaissances, de plaisirs et de distractions auprès de l'ensemble de la population », s'insurge contre les recours en justice déposés cet été par UGC et MK2 pour barrer la route au projet d'extension du cinéma Georges Méliès, cinéma municipal, classé Art et Essai, à Montreuil.

Renc'Art au Méliès lance cette pétition pour exprimer notre refus du marché à tout prix et notre soutien aux valeurs culturelles et éducatives, en particulier dans le champ cinématographique.

La politique de programmation et d'animation du Méliès s'inscrit dans la continuité du travail accompli depuis la municipalisation. Ce transfert et cet agrandissement répondent à 4 raisons :
    - S'adapter à la demande croissante des cinéphiles de Montreuil et de l'Est Parisien ; Montreuil, avec 100 000 habitants, est sous-équipé en salles de cinéma.
    - Permettre une exposition plus longue de chaque film programmé.
    - Faciliter l'accueil de tous les spectateurs, spécialement les handicapés, les malvoyants, les malentendants.
    - S'ouvrir aux nouvelles technologies de diffusion, notamment le numérique.

UGC et MK2, ces deux mastodontes, qui concentrent 44% des écrans parisiens et 55% des entrées, ont décidé que le développement du Méliès constituait un viol des règles de la concurrence et un abus de position dominante. En outre, ils ont récusé la décision de la commission départementale d'équipement cinématographique qui a rendu, à l'unanimité, un avis favorable sur ce projet.

Le président d'UGC estime que le Méliès pourrait faire perdre 46 000 entrées sur ses 2 300 000 entrées annuelles à l'UGC Ciné Cité de Rosny II. M. Marin Karmitz, MK2, producteur, distributeur, éditeur, n'a, quant à lui, jamais voulu s'implanter en banlieue ; il s'est néanmoins indigné qu' « au nom d'une soi-disant action culturelle (les salles Art & Essai !), on crée une activité privée avec de l'argent public ».

L'hostilité de UGC-MK2 à l'agrandissement du Méliès, pour exemplaire qu'elle soit, est symbolique d'un antagonisme profond entre leurs intérêts commerciaux et nos valeurs culturelles et éducatives. Ce conflit a pris désormais une dimension nationale. Les procédures entreprises par UGC-MK2 se multiplient dans l'hexagone. Les exploitants des salles indépendantes, municipales, associatives et privées, sont inquiets. Les cinéastes (plus de cent, dont 7 « Palmes d'or ») ont exprimé immédiatement leur soutien au projet d'extension du Méliès et leur attachement au réseau de salles Art & Essai.

Devant cette situation, Madame Christine Albanel, ministre de la Culture, s'est même exprimée sur le fond du dossier en déclarant le 20 octobre: « A mon sens, le Méliès n'est pas en concurrence avec ces groupes. »

Au-delà du Méliès, devenu l'étendard de ce combat contre le désir hégémonique des grands circuits, ces recours révèlent leur détermination à détruire le statut même des cinémas d'Art & Essai en France en s'attaquant aux aides publiques (municipales et nationales) qui soutiennent leur travail. Sans ces salles, en effet, où trouver des séances consacrées à l'éducation, au patrimoine, à la recherche, à la découverte, au jeune public, aux premiers films, aux documentaires ?

Il ne saurait y avoir de diversité des oeuvres sans diversité des salles.
 

samedi, 01 décembre 2007

Cet homme pousse

On se souvient de cette photo, du 12 septembre 2006 :

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Elle avait fait grand bruit car chacun avait noté que la différence de taille entre le Président américain et celui qui n'était encore, à l'époque, que Ministre de l'Interieur français, n'apparaissait pas. Pourtant, George W. Bush mesure 1m83 et Nicolas Sarkozy 1m65 ou 1m68 selon les sources. Lorsque cette photo a paru, les services de communication de l'UMP avaient démenti toute tricherie. Pas de chaussures à semelles compensées, pas d'estrade, pas de banc, jurait-on alors Place Beauvau. 

Comment expliquer alors cette photo-ci ?

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Comprenons nous bien... Il va de soi que je ne reprocherai jamais à Nicolas Sarkozy d'être petit. François Mitterrand a prouvé que l'on pouvait être un grand homme en ne dépassant pas 1m70. Toutefois, je trouve gênant cette volonté permanente de se grandir. Chacun a ses complexes mais n'est on pas plus ridicule, debout sur une valise que quelques centimètres plus bas ?

Paraitre... Voilà le mot le plus significatif de la personnalité de Sarkozy... Désolant...

 

Merci à Christophe H. pour sa contribution.

mercredi, 21 novembre 2007

On y vient...

Selon Europe 1, station que dirige son ami Jean-Pierre Elkabach, le Président de la République aurait dit, devant les responsables de l'UMP, qu'après avoir réussi l'ouverture à gauche, il fallait désormais ouvrir à droite. Il n'a pas donné de précision sur ce qu'il entendait par là. Cependant, il aurait enchainé avec un long propos sur... Philippe de Villiers. Il est des rapprochements qui font froid dans le dos.